Après un premier disque en 1965, suivi d'une tournée mémorable et de l'enregistrement d'un 33 tours avec Rosetta Tharpe en automne 19966, les White Gospel Four doivent faire face à la démission de l'un des leurs. Jacques Métraux, le premier ténor, invoque des raisons professionnelles et annonce qu'il ne pourra plus suivre le rythme des concerts et des répétitions. C'est un coup dur. On ne remplace pas facilement un camarade qui a participé à la formation du groupe, dans un pays où les chanteurs de gospel ne sont pas légions.
Où trouver l'oiseau rare qui n'aurait pas besoin de deux ans de formation pour swinguer correctement dans When was Jesus born, dans You better run ou dans Get on board? C'est à ce moment que Marc Diserens sort de derrière sa guitare, annonce qu'il arrive à chanter pas mal dans les aigus, et démontre qu'il swingue aussi bien avec sa voix qu'avec son instrument.
Comme il est plus facile, en Suisse, de trouver un guitariste qu'un premier ténor capable d'imiter Clyde Riddick (le premier ténor du Golden Gate Quartet), Marc Diserens est engagé sur-le-champ et les White Gospel Four peuvent repartir. C'est avec Marc qu'ils enregistront, en 1967, leur second disque, encore un 45 tours, avec quatre titres, sous le label "Voix dans l'église". Avec Jacques Moraz à la guitare et Léon Francioli à la contrebasse. Un Léon Francioli qui accompagnera les White Gospel Four jusqu'à la fin, en 1971.

